Sommaire
    Adulte

    Arthrose cervicale : soulager la nuque sans forcer

    Séance d’ostéopathie centrée sur les tensions cervicales au cabinet de Suresnes.
    Séance d’ostéopathie centrée sur les tensions cervicales au cabinet de Suresnes.
    2/3
    des Français concernés au cours de leur vie par un épisode douloureux du cou selon la HAS
    45 min
    durée habituelle d’une séance d’ostéopathie au cabinet
    3 axes
    mobilité, confort et adaptation du quotidien

    L’arthrose cervicale fait souvent peur, parce que le mot “arthrose” donne l’impression que la nuque est usée, fragile ou condamnée à rester douloureuse. Pourtant, dans la réalité du cabinet, je rencontre surtout des personnes qui cherchent à comprendre une gêne très concrète : raideur au réveil, douleur en tournant la tête, tension devant l’ordinateur, gêne en voiture, fatigue dans les trapèzes ou sensation de nuque lourde.

    Je reçois ces motifs dans le cadre de l’ostéopathie adulte, avec une idée simple : ne pas promettre de faire disparaître l’arthrose, mais chercher ce qui peut aider la personne à retrouver du confort, une meilleure mobilité et des repères utiles pour les gestes du quotidien.

    Arthrose cervicale : de quoi parle-t-on ?

    L’arthrose cervicale, aussi appelée cervicarthrose, correspond à une évolution progressive des structures articulaires du cou. Elle peut concerner les articulations entre les vertèbres, les disques, les tissus voisins et l’équilibre global du rachis cervical.

    Ce point mérite d’être posé clairement : une arthrose visible sur une radiographie ou une IRM ne résume pas toujours la douleur ressentie. Certaines personnes présentent des signes d’arthrose avec peu de gêne. D’autres ressentent une douleur importante alors que l’imagerie n’explique pas tout.

    Dans ma pratique, je ne réduis donc pas la personne à son examen. Je m’intéresse à la manière dont elle bouge, travaille, dort, récupère, respire, conduit, porte ses charges et gère les périodes de tension.

    L’arthrose cervicale peut s’inscrire dans une histoire plus large : ancien traumatisme, chute, accident de voiture, longues journées sur écran, fatigue, manque de mouvement, sport exigeant pour la nuque ou crispations répétées.

    Elle peut aussi être découverte par hasard, lors d’un examen réalisé pour une autre raison. Dans ce cas, la bonne question n’est pas seulement “ai-je de l’arthrose ?”, mais plutôt : “qu’est-ce qui rend ma nuque sensible aujourd’hui ?”

    Les symptômes souvent décrits au cabinet

    Les personnes qui consultent pour une arthrose cervicale décrivent rarement une douleur unique, stable et facile à expliquer. Les sensations changent selon les moments de la journée, le niveau de fatigue, le stress, la météo ressentie, le sommeil, le poste de travail ou les activités récentes.

    • Raideur matinale : la nuque semble bloquée au réveil, puis se libère progressivement.
    • Douleur en rotation : tourner la tête en voiture ou regarder derrière soi devient moins confortable.
    • Tensions dans les trapèzes : les épaules remontent facilement, surtout en période d’écran prolongé.
    • Gêne à la base du crâne : une pression ou une fatigue cervicale haute peut apparaître.
    • Episodes par poussées : la douleur revient par périodes, parfois sans déclencheur évident.
    • Appréhension du mouvement : certains gestes sont évités par peur de réveiller la douleur.

    Ces signes ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à une arthrose cervicale. Ils donnent une orientation, mais le diagnostic médical reste du ressort du médecin, notamment lorsque les symptômes sont récents, inhabituels, intenses ou associés à d’autres signes.

    Dans ma pratique, je prends donc le temps de distinguer ce qui semble mécanique, ce qui paraît lié à une fatigue globale, ce qui peut être influencé par les habitudes de posture, et ce qui nécessite une orientation médicale.

    Imagerie : pourquoi elle n’est pas automatique

    Beaucoup de personnes pensent qu’une douleur cervicale impose une radiographie, un scanner ou une IRM. La HAS rappelle pourtant que l’imagerie ne doit pas être réalisée de manière systématique en cas de cervicalgie, car l’objectif est de ne pas exposer inutilement les patients tout en repérant les situations qui nécessitent vraiment un examen.

    Cela ne veut pas dire que l’imagerie est inutile. Elle peut être nécessaire dans certains contextes : traumatisme, signes neurologiques, douleur inhabituelle, suspicion de pathologie spécifique ou avis médical justifiant un examen.

    Cette nuance est importante pour l’arthrose cervicale. Une image peut montrer des signes d’arthrose sans que ceux-ci soient les seuls responsables de la douleur. À l’inverse, une douleur réelle peut exister sans lésion spectaculaire visible.

    Au cabinet, je ne prescris pas d’imagerie. En revanche, je demande si des examens ont été réalisés, ce qu’ils ont montré, et si un médecin a donné des consignes particulières. Cela permet d’adapter la séance avec plus de prudence.

    Quand demander un avis médical avant l’ostéopathie ?

    Une séance d’ostéopathie ne doit pas retarder une consultation médicale lorsqu’un signe inhabituel apparaît. C’est particulièrement vrai pour la région cervicale, proche de structures nerveuses et vasculaires importantes.

    Je préfère reporter ou adapter une séance lorsqu’un doute existe. Ce n’est pas une précaution théorique : c’est une manière de travailler correctement. L’ostéopathie a sa place lorsque le contexte est compatible avec une approche manuelle douce et non médicale.

    Il est aussi utile de demander un avis médical si la douleur s’aggrave rapidement, si elle réveille toutes les nuits, si elle s’accompagne d’une altération de l’état général, ou si elle apparaît dans un contexte médical connu nécessitant une surveillance. Si votre douleur descend dans le bras, l’article sur la névralgie cervico-brachiale vous aidera à mieux comprendre cette situation.

    Ce que l’ostéopathie peut apporter

    Je ne présente pas l’ostéopathie comme un moyen de supprimer l’arthrose. Une articulation qui a évolué avec le temps ne “redevient” pas neuve après une séance. En revanche, beaucoup de personnes cherchent à mieux vivre avec cette zone sensible.

    L’objectif est souvent plus réaliste : réduire les tensions associées, retrouver une amplitude plus confortable, limiter les compensations et comprendre les gestes qui déclenchent les épisodes douloureux.

    • Améliorer le confort de la nuque en travaillant sur les zones de tension autour des cervicales.
    • Redonner de la mobilité utile sans chercher à forcer les amplitudes douloureuses.
    • Observer les compensations au niveau des épaules, du haut du dos, de la mâchoire ou de la respiration.
    • Adapter les gestes au niveau de sensibilité du moment.
    • Aider à mieux comprendre les déclencheurs : écran, sommeil, conduite, sport, stress ou charge de travail.

    Les études disponibles sur les douleurs cervicales chroniques non spécifiques suggèrent que certaines approches manuelles ostéopathiques peuvent améliorer la douleur ou la fonction chez certains patients. Mais ces résultats doivent rester présentés avec prudence : les protocoles varient, les populations étudiées ne sont pas toujours identiques, et une étude ne remplace pas l’évaluation individuelle.

    Dans une séance, je peux travailler localement autour du cou, mais aussi à distance. Une douleur cervicale ne dépend pas toujours uniquement des vertèbres cervicales. Le haut du dos, les côtes, les épaules, la mâchoire et la manière de respirer peuvent participer à la sensation de raideur.

    Une séance ne doit pas être brutale

    Quand une personne arrive avec une arthrose cervicale connue, je ne cherche pas à produire un geste spectaculaire. Je privilégie une approche progressive, respectueuse de la douleur et adaptée à la mobilité disponible.

    La question n’est pas : “jusqu’où peut-on aller ?” mais plutôt : “quel geste est utile, confortable et cohérent avec la situation ?”

    Certaines personnes associent l’ostéopathie au bruit articulaire. Pourtant, ce bruit n’est ni un objectif, ni une preuve d’efficacité. Dans le cadre d’une arthrose cervicale, je peux travailler sans manipulation cervicale rapide, notamment si la personne n’en veut pas ou si le contexte ne s’y prête pas.

    Le confort du patient guide la séance. Une technique refusée, redoutée ou mal vécue n’a pas sa place dans une prise en charge de qualité.

    Déroulement d’une séance pour arthrose cervicale

    La séance commence par un échange. Je demande depuis quand la gêne existe, comment elle évolue, ce qui l’aggrave, ce qui la calme, quels examens ont été faits et quels professionnels de santé ont déjà été consultés.

    J’accorde aussi de l’importance au sommeil, au poste de travail, à l’activité physique, aux antécédents de chute, aux périodes de stress et aux habitudes de mouvement.

    1. Échange initial
      Je fais préciser la douleur, son ancienneté, les examens éventuels, les traitements en cours et les situations qui déclenchent la gêne.
    2. Tests adaptés
      J’observe la mobilité du cou, du haut du dos, des épaules et les zones qui semblent participer à la raideur.
    3. Travail manuel progressif
      J’utilise des techniques douces, adaptées à la sensibilité du moment, sans chercher à forcer l’articulation.
    4. Conseils simples
      Je propose des repères concrets sur les mouvements, le poste de travail, le sommeil ou la reprise d’activité.

    Cette structure peut être ajustée. Une personne très douloureuse n’a pas besoin de la même séance qu’une personne raide mais peu douloureuse. Une personne sportive n’a pas les mêmes contraintes qu’une personne qui passe ses journées au bureau.

    L’intérêt de la séance est de relier le motif à la vie réelle, pas seulement à une zone anatomique.

    Le rôle du haut du dos et des épaules

    Quand les cervicales sont sensibles, le haut du dos devient souvent moins mobile. Les épaules peuvent se crisper, les trapèzes travaillent davantage, et la nuque compense.

    C’est fréquent chez les personnes qui travaillent longtemps sur écran. La tête avance légèrement, les épaules s’enroulent, la respiration devient plus haute, et les muscles du cou restent en vigilance pendant plusieurs heures.

    Ce n’est pas une question de “mauvaise posture” au sens moral du terme. C’est plutôt une question de durée, de répétition et de manque de variation.

    Repères fréquents pour comprendre les cervicales sensibles

    Situation

    Écran fixe trop bas

    Effet possible sur la nuque

    La tête reste inclinée vers l’avant

    Adaptation utile

    Rehausser légèrement l’écran et varier les positions

    Situation

    Conduite prolongée

    Effet possible sur la nuque

    Rotation limitée et tension des épaules

    Adaptation utile

    Faire des pauses et mobiliser doucement le haut du dos

    Situation

    Oreiller inadapté

    Effet possible sur la nuque

    Raideur au réveil

    Adaptation utile

    Chercher un soutien confortable sans casser l’axe du cou

    Situation

    Stress prolongé

    Effet possible sur la nuque

    Trapèzes plus contractés

    Adaptation utile

    Relâcher régulièrement les épaules et respirer plus bas

    Situation

    Manque de mouvement

    Effet possible sur la nuque

    Sensation d’enraidissement

    Adaptation utile

    Introduire de petites mobilisations dans la journée
    Situation Effet possible sur la nuque Adaptation utile
    Écran fixe trop basLa tête reste inclinée vers l’avantRehausser légèrement l’écran et varier les positions
    Conduite prolongéeRotation limitée et tension des épaulesFaire des pauses et mobiliser doucement le haut du dos
    Oreiller inadaptéRaideur au réveilChercher un soutien confortable sans casser l’axe du cou
    Stress prolongéTrapèzes plus contractésRelâcher régulièrement les épaules et respirer plus bas
    Manque de mouvementSensation d’enraidissementIntroduire de petites mobilisations dans la journée

    Je fais souvent un travail sur la zone thoracique, les côtes hautes et les épaules. Quand ces régions bougent mieux, la nuque peut avoir moins besoin de compenser.

    Cela ne signifie pas que tout vient du dos. Cela signifie simplement que le cou fonctionne avec le reste du corps.

    Arthrose cervicale, écran et télétravail

    Le travail sur écran est l’un des contextes les plus fréquents dans les douleurs cervicales que je reçois. Le problème n’est pas l’ordinateur en lui-même, mais l’absence de variation pendant plusieurs heures.

    Une position correcte tenue trop longtemps peut devenir inconfortable. À l’inverse, une position imparfaite mais souvent modifiée peut parfois être mieux tolérée.

    Pour les douleurs liées à l’écran, tu peux aussi consulter l’article sur les douleurs cervicales et le télétravail, qui détaille davantage les facteurs de poste et de rythme.

    Au cabinet, je pose des questions très concrètes : écran d’ordinateur portable ou fixe, double écran, lunettes progressives, temps passé au téléphone, pauses, hauteur de chaise, habitudes de lecture, sport pratiqué.

    Ces détails semblent simples, mais ils expliquent parfois pourquoi une douleur revient malgré des soins réguliers.

    Faut-il éviter de bouger ?

    La peur du mouvement est fréquente. Quand une rotation fait mal, on finit par tourner tout le buste. Quand la nuque craque, on évite certains gestes. Quand une douleur revient, on se dit que l’articulation s’abîme davantage.

    Pourtant, l’immobilité prolongée peut entretenir la raideur. L’enjeu n’est pas de forcer, mais de bouger dans une zone tolérable, avec progressivité.

    • Bouger doucement dans les amplitudes confortables, sans chercher la douleur.
    • Varier les positions au travail plutôt que viser une posture parfaite.
    • Éviter les mouvements brusques en période de poussée douloureuse.
    • Reprendre progressivement les activités habituelles quand le confort revient.
    • Demander un avis médical si un mouvement déclenche des symptômes inhabituels.

    Je peux proposer des repères personnalisés après la séance, mais je reste prudente : un exercice n’est utile que s’il correspond à la personne, à son niveau de douleur et à son contexte médical.

    Un mouvement simple et bien toléré vaut mieux qu’une routine complexe difficile à maintenir.

    Sommeil et arthrose cervicale

    Beaucoup de personnes me disent : “le matin, c’est le pire moment”. La nuque est raide, les rotations sont limitées, puis la journée améliore progressivement les choses.

    Le sommeil peut jouer un rôle, non parce qu’il serait responsable à lui seul de l’arthrose, mais parce qu’une position prolongée peut révéler une zone sensible.

    L’oreiller n’a pas besoin d’être très technique. Il doit surtout permettre de garder le cou dans une position confortable, sans inclinaison excessive. Un oreiller trop haut peut pousser la tête vers l’avant. Un oreiller trop plat peut laisser le cou sans soutien.

    Je conseille souvent d’observer les sensations au réveil pendant quelques jours avant de changer tout le matériel de literie. Parfois, une petite adaptation suffit. Parfois, le problème vient davantage de la fatigue générale ou du niveau de tension accumulé.

    Les manipulations cervicales sont-elles obligatoires ?

    Non. Une séance d’ostéopathie pour arthrose cervicale peut se faire sans manipulation rapide du cou. C’est même souvent la demande de nombreux patients, qui souhaitent une approche plus douce.

    Je peux utiliser des techniques musculaires, articulaires douces, fasciales, respiratoires ou travailler sur des zones associées comme le haut du dos et les épaules.

    L’objectif n’est pas d’impressionner. L’objectif est de trouver un chemin de travail acceptable pour la personne, avec une logique claire et une bonne tolérance.

    Cette approche est particulièrement importante lorsque la douleur dure depuis longtemps. Un système douloureux chronique peut réagir fortement à un geste trop intense. Il vaut mieux progresser avec mesure.

    Arthrose cervicale et maux de tête

    Certaines tensions cervicales peuvent être associées à une gêne à la base du crâne ou à une sensation de tête lourde. Cela ne veut pas dire que tous les maux de tête viennent du cou.

    Les céphalées ont de nombreuses causes possibles. Certaines relèvent d’un avis médical, surtout lorsqu’elles sont nouvelles, brutales, inhabituelles ou associées à d’autres signes.

    Dans le cadre d’une séance, je m’intéresse à la relation entre la nuque, les épaules, la mâchoire, la respiration et les habitudes visuelles. Si le contexte paraît compatible, je peux travailler sur les tensions qui accompagnent la douleur.

    Mais je reste prudente sur les mots : l’ostéopathie ne remplace pas l’exploration médicale d’un mal de tête préoccupant. Si vous souffrez de maux de tête, l’article sur pourquoi consulter un ostéopathe quand on a mal à la tête pourra vous donner des repères utiles. Les cervicales peuvent aussi être impliquées dans certains acouphènes.

    Arthrose cervicale, sport et activité physique

    L’activité physique peut être adaptée plutôt qu’arrêtée. Beaucoup de personnes souffrant de cervicales sensibles continuent à marcher, nager, faire du vélo, du renforcement ou une activité douce.

    Le point à surveiller est la réaction de la nuque : douleur pendant l’effort, gêne après, raideur le lendemain, appréhension ou fatigue excessive.

    Pour les sportifs, je peux relier les cervicales à la mobilité thoracique, au gainage, aux épaules et à la respiration. C’est particulièrement utile dans les sports où la tête reste longtemps en extension ou en rotation.

    Une personne qui pratique le vélo, la natation, le tennis, la musculation ou le golf n’aura pas les mêmes contraintes cervicales. L’accompagnement doit donc rester individualisé.

    Si tu pratiques régulièrement, la page ostéopathe du sport peut aussi aider à situer l’approche du cabinet pour les douleurs liées à l’activité.

    Ce que je regarde pendant l’examen ostéopathique

    L’examen ostéopathique ne se limite pas au cou. Je regarde comment la personne tourne la tête, comment le haut du dos accompagne le mouvement, comment les épaules se placent, comment la respiration influence la cage thoracique.

    Je peux aussi observer la mâchoire, la posture assise, l’appui des pieds, ou la mobilité du bassin si le contexte le justifie.

    • La rotation cervicale : est-elle limitée d’un côté ou des deux ?
    • L’extension : regarder vers le haut est-il inconfortable ?
    • Le haut du dos : participe-t-il au mouvement ou reste-t-il figé ?
    • Les épaules : sont-elles en tension permanente ?
    • La respiration : se fait-elle surtout dans le haut du thorax ?
    • Les habitudes : quels gestes déclenchent la gêne au quotidien ?

    Ces observations permettent de choisir des techniques cohérentes. Elles permettent aussi d’expliquer au patient pourquoi je travaille parfois une zone éloignée de la douleur.

    Une douleur cervicale est souvent locale dans la sensation, mais plus globale dans ses facteurs d’entretien.

    Combien de séances prévoir ?

    Je ne donne pas de nombre fixe avant d’avoir vu la personne. L’ancienneté de la douleur, le niveau de raideur, les antécédents, l’activité professionnelle, la qualité du sommeil et le stress influencent beaucoup l’évolution.

    Pour une gêne récente, une ou deux séances peuvent parfois suffire à retrouver du confort. Pour une douleur ancienne, avec arthrose connue et habitudes très installées, l’objectif peut être plus progressif.

    Je préfère parler d’étapes : évaluer, soulager ce qui peut l’être, comprendre les déclencheurs, puis espacer si l’amélioration se stabilise.

    Une séance n’a pas besoin de tout régler pour être utile. Elle peut aussi servir à clarifier la situation, orienter si nécessaire, et donner des repères concrets.

    Pour comprendre le déroulé général d’un rendez-vous, tu peux lire la page dédiée à la première séance.

    Ce qu’il vaut mieux éviter

    Quand la nuque est douloureuse, on cherche souvent une solution rapide. Certaines habitudes peuvent pourtant entretenir l’irritation.

    • Forcer les rotations pour tester si la douleur est encore là.
    • Multiplier les auto-manipulations du cou plusieurs fois par jour.
    • Changer d’oreiller chaque semaine sans observer les effets.
    • Rester immobile par peur de bouger, surtout si le médecin n’a pas demandé de repos strict.
    • Ignorer les signes neurologiques ou une douleur inhabituelle.

    Je comprends l’envie de vérifier, d’étirer ou de faire craquer. Mais une zone sensible a souvent besoin de régularité, pas d’agressions répétées.

    L’objectif est de retrouver de la confiance dans le mouvement, sans provoquer la douleur pour se rassurer.

    Conseils simples au quotidien

    Les conseils doivent rester simples. Une personne qui souffre déjà n’a pas besoin d’une liste interminable. Elle a besoin de repères applicables.

    1. Changer souvent de position
      Au bureau, je recommande de varier régulièrement plutôt que de chercher une posture parfaite toute la journée.
    2. Faire bouger le haut du dos
      Quelques mouvements doux des épaules et de la cage thoracique peuvent limiter la surcharge cervicale.
    3. Préserver le sommeil
      Un oreiller confortable et une routine plus régulière peuvent aider à réduire la raideur du matin.
    4. Reprendre avec progressivité
      Pour le sport ou les activités physiques, je conseille d’observer la réaction de la nuque sur 24 à 48 heures.

    Ces repères ne remplacent pas une évaluation. Ils donnent simplement une base pour éviter les excès : trop d’immobilité, trop de tests, trop d’étirements, trop de corrections en même temps.

    Je cherche toujours à proposer des ajustements réalistes, compatibles avec la vie de la personne.

    Arthrose cervicale et ostéopathie à Suresnes

    Au cabinet, j’accueille les adultes qui consultent pour une douleur de nuque, une raideur cervicale, une gêne liée au travail sur écran ou une arthrose cervicale déjà diagnostiquée.

    Je commence par vérifier que la séance est adaptée. Si un avis médical est nécessaire, je l’explique clairement. Si la situation paraît compatible avec une approche ostéopathique, je construis la séance autour du confort, de la mobilité et de la tolérance.

    Le cabinet est situé à Suresnes, avec une prise en charge centrée sur l’écoute, l’explication et l’adaptation des techniques.

    Selon les contrats, certaines mutuelles peuvent participer aux frais de consultation. La page sur le remboursement de l’ostéopathie permet de vérifier les informations pratiques du cabinet.

    Comment savoir si une séance peut être utile ?

    Une séance peut être pertinente si la douleur semble mécanique, si elle varie selon les mouvements, si elle s’accompagne de raideurs ou de tensions, et si aucun signe d’alerte ne nécessite d’abord un avis médical.

    Elle peut aussi être utile lorsque la personne veut comprendre ce qui entretient sa gêne : poste de travail, sommeil, sport, stress, manque de mouvement, antécédents.

    En revanche, je ne promets pas de résultat standard. Deux personnes avec une arthrose cervicale peuvent vivre des situations très différentes. L’accompagnement doit respecter cette réalité.

    Avec l’arthrose cervicale, je ne cherche pas à forcer la nuque. Je cherche d’abord à comprendre ce qui rend le mouvement moins confortable, puis j’adapte la séance.

    Athina de Vogel Ostéopathe D.O. Suresnes

    Questions fréquentes sur l’arthrose cervicale

    Une question revient souvent : l’arthrose cervicale peut-elle disparaître ? Non, l’ostéopathie ne fait pas disparaître l’arthrose. L’objectif est plutôt d’agir sur les tensions, les compensations et les habitudes qui peuvent rendre la zone moins confortable.

    Autre question fréquente : faut-il absolument faire une radio ? Pas forcément. La HAS rappelle que l’imagerie n’est pas systématique en cas de cervicalgie sans signe de gravité. La décision dépend du contexte et revient au médecin.

    Certaines personnes demandent aussi : est-ce dangereux de bouger la nuque ? Dans la majorité des situations mécaniques simples, le mouvement doux et progressif est utile. En revanche, les mouvements brusques ou forcés ne sont pas nécessaires, surtout en période douloureuse.

    Enfin, beaucoup de patients veulent savoir : peut-on consulter sans manipulation cervicale rapide ? Oui. Je peux adapter la séance avec des techniques douces, du travail musculaire, du travail sur le haut du dos, les épaules, la respiration et les zones de compensation.

    Quiz : votre gêne cervicale mérite-t-elle un bilan ostéopathique ?

    Quiz interactif

    Arthrose cervicale : faire le point avant une séance

    5 questions pour situer votre gêne et préparer votre rendez-vous

    1/5

    Question 1 sur 5

    Votre douleur cervicale est-elle connue et déjà évaluée médicalement ?

    À retenir

    L’arthrose cervicale ne signifie pas que la nuque est condamnée à rester douloureuse. Elle invite plutôt à mieux comprendre les contraintes de cette zone, à adapter les gestes et à éviter les approches trop brutales.

    L’ostéopathie peut avoir une place dans l’accompagnement du confort, de la mobilité et des tensions associées, à condition de rester prudente, progressive et clairement distincte d’un suivi médical.

    Au cabinet, je prends le temps d’évaluer la situation, d’adapter les techniques et d’expliquer les liens possibles entre les cervicales, le haut du dos, les épaules, le sommeil et les habitudes quotidiennes.

    L’objectif est simple : aider la personne à retrouver une relation plus confiante avec sa nuque, sans nier l’arthrose, sans la dramatiser, et sans promettre ce qui ne dépend pas de l’ostéopathie. Pour en savoir plus sur la prise en charge des douleurs du dos et de la nuque, découvrez notre service d’ostéopathie adulte.

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    Athina de Vogel Ostéopathe D.O. — CEESO Paris, RNCP niveau 7 Suresnes (92150) et alentours

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    Athina de Vogel

    Ostéopathe D.O. · Suresnes

    Horaires: lun-ven 8h15-21h · sam 9h-19h · dim 11h-18h

    Ostéopathe diplômée CEESO Paris · Méthode Renata França