Sommaire
    Adulte

    Tendinite épaule : traitement naturel et bons réflexes

    Consultation d’ostéopathie autour des tensions du haut du corps et de l’épaule.
    Consultation d’ostéopathie autour des tensions du haut du corps et de l’épaule.

    Avant de prendre rendez-vous, vous pouvez lire mes avis patients et voir les retours publiés sur Google.

    Une tendinite de l’épaule peut vite gêner les gestes simples : enfiler une veste, dormir sur le côté, porter un sac, lever le bras, travailler longtemps à l’ordinateur ou reprendre le sport.

    Quand on cherche un traitement naturel pour une tendinite de l’épaule, l’objectif réaliste n’est pas de “soigner seul” une lésion tendineuse. Il s’agit plutôt de comprendre ce qui entretient la douleur, d’adapter les gestes, de préserver la mobilité tolérable et de s’entourer des bons professionnels lorsque c’est nécessaire.

    2023
    année des recommandations HAS récentes sur l’épaule douloureuse non traumatique
    3 axes
    adapter, mobiliser progressivement, surveiller les signes d’alerte
    0 promesse
    aucun soin naturel ne remplace un diagnostic médical si la douleur inquiète

    Tendinite de l’épaule : de quoi parle-t-on vraiment ?

    Dans le langage courant, on parle souvent de tendinite de l’épaule dès qu’une douleur apparaît sur le côté de l’épaule ou lors de l’élévation du bras.

    En pratique, les professionnels parlent aussi de tendinopathie de la coiffe des rotateurs, de douleur liée à la coiffe, ou parfois de syndrome douloureux sous-acromial. Ces termes ne désignent pas toujours exactement la même situation, mais ils renvoient souvent à une douleur des tendons et des tissus autour de l’épaule.

    La coiffe des rotateurs correspond à un ensemble de muscles et de tendons qui participent à la stabilité et aux mouvements de l’épaule. Elle intervient quand vous levez le bras, tournez l’épaule, portez un objet ou stabilisez le bras pendant un effort.

    Une douleur de cette zone peut être favorisée par des gestes répétés, une surcharge sportive, une période de bricolage, un déménagement, une reprise trop rapide, une posture de travail prolongée ou une association de plusieurs facteurs.

    Dans mon cabinet, je rencontre souvent des personnes qui arrivent avec une douleur installée depuis plusieurs semaines. Elles ont souvent réduit certains gestes, mais continué à forcer sur d’autres sans s’en rendre compte.

    L’enjeu est alors de distinguer ce qui peut être adapté au quotidien de ce qui nécessite un avis médical, une imagerie, une kinésithérapie ou un autre suivi.

    Pourquoi la douleur d’épaule s’installe ?

    L’épaule est une articulation très mobile. Cette mobilité est utile, mais elle demande une bonne coordination entre l’omoplate, la clavicule, le bras, les cervicales, le thorax et les muscles qui stabilisent l’ensemble.

    Quand une tendinopathie de l’épaule s’installe, il est rare qu’un seul facteur explique tout. La douleur peut être liée à une augmentation récente des contraintes, à un geste répétitif, à une période de fatigue, à un changement d’activité ou à une récupération insuffisante.

    Par exemple, une personne peut avoir mal après avoir peint un plafond pendant plusieurs heures. Une autre peut déclencher une douleur après une reprise de musculation, de tennis, de natation ou de CrossFit avec trop de volume.

    Au travail, certains gestes comptent aussi : bras levés, port de charges, manutention, souris trop éloignée, écran mal placé ou appuis prolongés.

    • Surcharge récente : reprise sportive, bricolage, déménagement ou gestes inhabituels.
    • Gestes répétitifs : mouvements du bras au-dessus de l’épaule ou efforts prolongés.
    • Contexte professionnel : manutention, travail bras levés, poste informatique peu confortable.
    • Sommeil perturbé : appui douloureux sur l’épaule, réveils nocturnes, récupération moins bonne.
    • Tensions associées : cervicales, haut du dos, cage thoracique ou omoplate moins mobiles.

    Le corps peut tolérer beaucoup de contraintes lorsqu’elles sont progressives. Il réagit moins bien quand la charge augmente trop vite ou quand les temps de récupération sont insuffisants.

    C’est là que la notion de traitement naturel doit rester prudente : il ne s’agit pas d’appliquer une recette, mais de retrouver une organisation plus favorable au mouvement.

    Traitement naturel : ce que cette expression peut vouloir dire

    La requête “tendinite épaule traitement naturel” est fréquente, mais elle peut créer une confusion.

    Un traitement médical relève du diagnostic, de la prescription et d’une décision de soin. Une approche naturelle, elle, peut désigner des gestes simples : adapter les efforts, bouger sans provoquer, améliorer le sommeil, organiser son poste de travail, respirer mieux, réduire les tensions globales et reprendre progressivement.

    Je préfère donc parler de réflexes naturels de soulagement plutôt que de promesse de guérison.

    Repères simples pour une douleur d’épaule compatible avec une surcharge, hors signe d’alerte.

    Objectif

    Diminuer l’irritation

    Réflexe prudent

    Réduire temporairement les gestes très douloureux

    À éviter

    Immobiliser totalement l’épaule pendant longtemps

    Objectif

    Garder de la mobilité

    Réflexe prudent

    Bouger dans une amplitude confortable

    À éviter

    Forcer pour “casser” la douleur

    Objectif

    Reprendre confiance

    Réflexe prudent

    Réintroduire les efforts par étapes

    À éviter

    Reprendre le sport au même niveau qu’avant

    Objectif

    Préserver le sommeil

    Réflexe prudent

    Adapter la position et éviter l’appui direct douloureux

    À éviter

    Dormir systématiquement sur l’épaule sensible

    Objectif

    Mieux comprendre

    Réflexe prudent

    Consulter si la douleur persiste ou inquiète

    À éviter

    Multiplier les solutions sans diagnostic clair
    Objectif Réflexe prudent À éviter
    Diminuer l’irritationRéduire temporairement les gestes très douloureuxImmobiliser totalement l’épaule pendant longtemps
    Garder de la mobilitéBouger dans une amplitude confortableForcer pour “casser” la douleur
    Reprendre confianceRéintroduire les efforts par étapesReprendre le sport au même niveau qu’avant
    Préserver le sommeilAdapter la position et éviter l’appui direct douloureuxDormir systématiquement sur l’épaule sensible
    Mieux comprendreConsulter si la douleur persiste ou inquièteMultiplier les solutions sans diagnostic clair

    Cette approche est particulièrement utile quand la douleur est mécanique, progressive, sans traumatisme important, et qu’elle varie selon les gestes.

    Elle ne doit pas retarder une consultation si la situation est inhabituelle, intense ou associée à d’autres symptômes.

    Premier réflexe : ne pas confondre repos et immobilisation

    Quand l’épaule fait mal, le réflexe naturel est souvent de ne plus bouger. Sur quelques heures ou quelques jours, limiter les gestes douloureux peut être logique.

    Mais une immobilisation prolongée peut entretenir la raideur, la peur du mouvement et la perte de capacité. L’objectif est plutôt de trouver un niveau d’activité tolérable.

    Concrètement, cela peut vouloir dire éviter momentanément les gestes au-dessus de la tête, les charges loin du corps, les mouvements rapides ou les exercices qui déclenchent une douleur nette.

    En revanche, garder des mouvements doux dans une zone confortable aide souvent à conserver une relation plus sereine avec l’épaule.

    Dans mon accompagnement en ostéopathie adulte, je prends toujours le temps de comprendre quels gestes réveillent la douleur : bras en avant, rotation, appui, port de charge, travail au bureau ou position de sommeil.

    Cette discussion permet d’ajuster les conseils sans enfermer la personne dans une interdiction générale de bouger.

    Froid, chaud, automassage : que peut-on faire sans excès ?

    Beaucoup de personnes alternent entre poche de froid, bouillotte, massage, baume chauffant ou huiles de massage.

    Ces gestes peuvent apporter un confort temporaire, mais ils ne règlent pas à eux seuls la cause d’une douleur d’épaule. Ils doivent rester des aides ponctuelles, pas le centre de la prise en charge.

    Le froid peut être apprécié lorsque la douleur est récente, vive ou réveillée après un effort. La chaleur peut être plus confortable quand les muscles autour de l’épaule, de la nuque ou du haut du dos sont tendus.

    L’automassage peut aider à relâcher certaines zones sensibles autour du trapèze, du pectoral, de l’omoplate ou du haut du bras. Il doit rester doux, progressif et non agressif.

    • Froid : plutôt après une sollicitation douloureuse, si cela apporte du confort.
    • Chaleur : plutôt sur les tensions musculaires du cou, du haut du dos ou de l’omoplate.
    • Automassage : utile s’il reste doux et ne cherche pas à “écraser” le tendon.
    • Respiration lente : intéressante quand la douleur s’accompagne de crispation globale.
    • Pause active : quelques mouvements légers valent souvent mieux qu’une posture figée.

    Je déconseille de multiplier les techniques agressives sur la zone douloureuse. Une épaule irritée n’a pas toujours besoin de plus de stimulation.

    Elle a souvent besoin d’un environnement plus calme, d’un dosage plus juste et d’une reprise mieux organisée.

    Exercices : pourquoi la progression compte plus que l’exercice parfait

    Les exercices sont souvent au centre de la récupération d’une tendinopathie de l’épaule, mais le choix doit être individualisé.

    Il n’existe pas un exercice magique valable pour tout le monde. Une personne peut tolérer un mouvement, tandis qu’une autre le trouvera trop douloureux au même stade.

    La logique la plus utile est souvent celle de la progression : commencer par des mouvements simples, sans charge ou avec très peu de charge, puis augmenter l’amplitude, la résistance ou la durée selon la tolérance.

    1. Identifier les gestes sensibles
      Je repère avec vous les mouvements qui déclenchent la douleur : lever le bras, tourner l’épaule, porter, pousser, tirer ou dormir sur le côté.
    2. Garder une mobilité confortable
      L’objectif est de conserver des mouvements doux, sans chercher à forcer dans la douleur.
    3. Réintroduire les contraintes
      Les charges, les gestes sportifs et les mouvements au-dessus de la tête reviennent progressivement.
    4. Observer la réaction sur 24 heures
      Une douleur qui augmente nettement après l’effort indique souvent que la dose était trop élevée.

    Les exercices de renforcement de la coiffe, du dos, de l’omoplate et de l’épaule peuvent être utiles lorsqu’ils sont bien dosés. Ils relèvent souvent du travail du kinésithérapeute, surtout si la douleur est installée.

    L’ostéopathie peut accompagner ce parcours en travaillant sur les mobilités du haut du corps, les tensions associées et les compensations, mais elle ne remplace pas une rééducation lorsqu’elle est indiquée.

    Ostéopathie et tendinite de l’épaule : quelle place ?

    L’ostéopathie est une pratique manuelle qui s’intéresse aux restrictions de mobilité, aux tensions et à l’équilibre fonctionnel du corps.

    Pour une douleur d’épaule, je ne cherche pas à “traiter le tendon” comme le ferait un acte médical. Je cherche plutôt à comprendre comment l’épaule s’organise avec le cou, le thorax, l’omoplate, le dos, la respiration et les gestes du quotidien.

    Cette approche peut être pertinente quand la personne ressent une épaule “bloquée”, un haut du dos raide, des tensions cervicales, une gêne à l’omoplate ou une douleur qui varie selon la posture.

    Pendant une première séance, je commence par l’histoire de la douleur : date d’apparition, geste déclencheur, évolution, sommeil, activité professionnelle, sport, antécédents, traitements en cours et signes associés.

    Ensuite, j’observe les mouvements de l’épaule, du cou, du haut du dos et de la cage thoracique. Les techniques sont adaptées à la sensibilité du moment.

    L’objectif est de favoriser un meilleur confort de mouvement et de donner des repères concrets pour éviter de retomber dans les mêmes contraintes.

    Les erreurs fréquentes quand on veut “soigner naturellement”

    La première erreur consiste à attendre trop longtemps avec une douleur qui s’aggrave. Le naturel ne doit pas devenir une manière de repousser un diagnostic utile.

    La deuxième erreur consiste à chercher une solution externe unique : crème, huile, complément, massage profond, accessoire ou exercice trouvé en ligne. Ces outils peuvent parfois soulager, mais ils ne remplacent pas l’analyse de la charge, du geste et du contexte.

    La troisième erreur est de reprendre trop vite dès que la douleur diminue. Une épaule peut aller mieux au repos, puis redevenir douloureuse si la reprise est brutale.

    • Forcer dans la douleur pour “débloquer” l’épaule.
    • Arrêter tout mouvement pendant plusieurs semaines sans avis.
    • Multiplier les automassages appuyés sur une zone déjà sensible.
    • Reprendre le sport trop vite dès que la douleur baisse un peu.
    • Ignorer la perte de force ou une douleur nocturne inhabituelle.

    La douleur d’épaule demande souvent de la nuance. Trop de repos peut entretenir la raideur, mais trop d’effort peut entretenir l’irritation.

    Le bon dosage dépend de l’ancienneté de la douleur, du niveau d’activité, du sommeil, du travail et de la réaction de l’épaule après chaque sollicitation.

    Adapter son poste de travail quand l’épaule souffre

    Le bureau n’est pas toujours la cause principale, mais il peut entretenir une douleur d’épaule.

    Une souris trop loin, un clavier trop haut, un écran décalé, un bras suspendu sans appui ou des pauses trop rares peuvent augmenter les tensions du cou, du trapèze et de l’épaule.

    L’objectif n’est pas d’obtenir une posture parfaite. Il est plus réaliste de varier les positions et de réduire les contraintes répétées.

    Ajustements simples à tester en cas de douleur d’épaule au bureau.

    Situation

    Souris éloignée

    Ajustement utile

    Rapprocher la souris du corps

    Pourquoi c’est pertinent

    Réduit le bras tendu prolongé

    Situation

    Écran décalé

    Ajustement utile

    Le placer face à soi

    Pourquoi c’est pertinent

    Limite les rotations répétées du cou

    Situation

    Avant-bras sans appui

    Ajustement utile

    Chercher un appui confortable

    Pourquoi c’est pertinent

    Diminue la tension du trapèze

    Situation

    Longues sessions

    Ajustement utile

    Faire des pauses courtes

    Pourquoi c’est pertinent

    Évite l’immobilité prolongée

    Situation

    Téléphone coincé à l’épaule

    Ajustement utile

    Utiliser des écouteurs

    Pourquoi c’est pertinent

    Réduit la crispation cervicale
    Situation Ajustement utile Pourquoi c’est pertinent
    Souris éloignéeRapprocher la souris du corpsRéduit le bras tendu prolongé
    Écran décaléLe placer face à soiLimite les rotations répétées du cou
    Avant-bras sans appuiChercher un appui confortableDiminue la tension du trapèze
    Longues sessionsFaire des pauses courtesÉvite l’immobilité prolongée
    Téléphone coincé à l’épauleUtiliser des écouteursRéduit la crispation cervicale

    Si la douleur est liée au télétravail, il peut être utile de lire aussi l’article sur les douleurs cervicales et le télétravail, car le cou et l’épaule fonctionnent rarement séparément.

    Dans mon cabinet à Suresnes, je questionne souvent l’environnement professionnel, car une séance ne suffit pas si la personne retourne ensuite dans les mêmes contraintes toute la journée.

    Sport, musculation, natation : faut-il arrêter ?

    La réponse dépend de la douleur, du sport, du niveau et de la réaction après l’effort.

    Dans beaucoup de cas, il n’est pas nécessaire d’arrêter toute activité physique. Il est souvent plus pertinent de modifier temporairement les exercices, les charges, l’amplitude ou le volume.

    En musculation, les développés, dips, tractions, élévations latérales ou mouvements au-dessus de la tête peuvent être sensibles. En natation, le crawl peut parfois réveiller l’épaule si le volume augmente trop vite.

    Dans les sports de raquette, les gestes explosifs et répétés peuvent entretenir l’irritation si la reprise est mal dosée.

    • Réduire la charge avant de supprimer totalement l’exercice.
    • Limiter l’amplitude douloureuse plutôt que forcer le geste complet.
    • Espacer les séances si l’épaule reste sensible le lendemain.
    • Travailler la technique avec un professionnel du mouvement si besoin.
    • Reprendre progressivement les gestes au-dessus de la tête.

    Pour les sportifs, le travail est souvent double : soulager l’épaule et comprendre pourquoi elle a perdu sa tolérance à l’effort.

    Une consultation en ostéopathie du sportif peut aider à explorer les compensations du haut du corps, mais la reprise de charge doit rester progressive et coordonnée avec la rééducation si elle est en cours.

    Sommeil : un facteur souvent sous-estimé

    La douleur d’épaule est parfois très présente la nuit. Dormir sur le côté douloureux peut comprimer ou irriter la zone sensible.

    Certaines personnes trouvent un meilleur confort en dormant sur le dos, avec un coussin sous l’avant-bras. D’autres préfèrent dormir sur le côté opposé avec un coussin contre elles pour soutenir le bras douloureux.

    Il n’y a pas une position universelle. Le bon repère est le confort et la qualité du réveil.

    Le sommeil joue aussi sur la sensibilité à la douleur. Quand on dort mal, le corps récupère moins bien et tolère moins les contraintes de la journée.

    C’est pourquoi une approche naturelle cohérente inclut aussi le rythme de repos, les pauses, la gestion de la fatigue et la diminution des crispations.

    Alimentation, hydratation, compléments : rester prudent

    Il est tentant de chercher une solution alimentaire contre la tendinite : aliments anti-inflammatoires, curcuma, collagène, oméga-3 ou compléments divers.

    Une alimentation équilibrée, une hydratation suffisante et un sommeil correct participent au bon fonctionnement général du corps. Mais il serait excessif d’affirmer qu’un aliment ou un complément peut régler une tendinopathie d’épaule.

    Je reste donc prudente : manger varié, couvrir ses besoins, éviter les excès et maintenir une activité adaptée sont des bases utiles. Pour les compléments, mieux vaut demander conseil à un professionnel de santé, surtout en cas de traitement, grossesse, maladie chronique ou antécédents médicaux.

    La priorité reste souvent plus mécanique que nutritionnelle : diminuer les gestes irritants, reprendre progressivement, améliorer le sommeil et comprendre les facteurs qui entretiennent la douleur.

    Quand consulter pour une douleur d’épaule ?

    Il est préférable de consulter rapidement en cas de traumatisme, chute, douleur brutale, déformation, perte de force, impossibilité de lever le bras, fièvre, douleur thoracique, essoufflement, fourmillements importants ou douleur qui s’aggrave.

    Même sans signe impressionnant, une douleur qui dure, gêne le sommeil ou limite le travail mérite un avis.

    Le médecin peut évaluer la situation, poser un diagnostic, prescrire si nécessaire, orienter vers de la kinésithérapie ou demander une imagerie selon le contexte.

    L’ostéopathe intervient dans un cadre complémentaire, centré sur les troubles fonctionnels, les mobilités et le confort. Je n’ai pas vocation à remplacer un diagnostic médical. Pour mieux comprendre le cadre d’une séance, vous pouvez consulter la page ostéopathie questions-réponses.

    • Douleur après chute ou traumatisme.
    • Perte de force nette dans le bras.
    • Douleur nocturne inhabituelle et persistante.
    • Impossibilité de lever le bras ou limitation importante.
    • Aggravation rapide malgré l’adaptation des activités.

    Si vous hésitez entre plusieurs professionnels, la page sur le remboursement peut aussi aider à anticiper les modalités pratiques selon votre mutuelle et votre parcours.

    Comment se déroule mon accompagnement au cabinet ?

    Lors d’une séance pour une douleur d’épaule, je commence par replacer la douleur dans votre quotidien.

    Je vous demande ce que vous ne pouvez plus faire, ce qui déclenche la gêne, ce qui soulage, comment vous dormez, quel est votre travail, quel sport vous pratiquez et depuis quand la douleur évolue.

    Ensuite, j’observe les mouvements de l’épaule, du cou, du dos, de l’omoplate et de la cage thoracique. Je cherche les zones qui semblent limiter le mouvement ou augmenter les compensations.

    Pour une épaule douloureuse, je préfère avancer avec des repères simples : comprendre les gestes irritants, redonner du confort de mouvement et orienter si le tableau dépasse le cadre ostéopathique.

    Athina de Vogel Ostéopathe D.O. Suresnes

    Les techniques peuvent être douces, articulaires, musculaires ou tissulaires selon votre sensibilité. Je ne force pas une épaule douloureuse.

    Je propose aussi des conseils simples : gestes à réduire temporairement, adaptation du sommeil, pauses au bureau, reprise progressive et orientation si besoin.

    Exemple de progression douce au quotidien

    Voici une manière de réfléchir, sans en faire un protocole universel.

    Les premiers jours, l’objectif peut être de réduire les gestes très douloureux : port de charge bras tendu, mouvements rapides, efforts au-dessus de la tête ou appui direct sur l’épaule.

    Ensuite, vous pouvez conserver des mouvements simples dans une zone confortable : balancement léger du bras, mobilité douce de l’omoplate, respiration avec ouverture du haut du dos, mouvements du cou sans forcer.

    Puis, quand la douleur devient plus stable, les contraintes peuvent revenir progressivement : petites charges proches du corps, amplitude plus large, gestes sportifs modifiés, puis reprise plus spécifique.

    1. Phase de calme
      Réduire les gestes les plus irritants et préserver les mouvements confortables.
    2. Phase de mobilité
      Bouger doucement l’épaule, l’omoplate, le cou et le haut du dos sans chercher la performance.
    3. Phase de reprise
      Réintroduire progressivement les charges et les gestes du quotidien.
    4. Phase de prévention
      Identifier les situations à risque : surcharge, manque de pause, reprise sportive trop rapide.

    Cette progression doit être adaptée si vous avez une prescription, une rééducation, une pathologie connue ou une douleur atypique.

    Le meilleur repère reste votre évolution : moins de douleur au quotidien, plus de confiance dans le mouvement, meilleur sommeil et meilleure tolérance après l’effort.

    Quiz : votre épaule a-t-elle besoin d’être mieux encadrée ?

    Quiz interactif

    Douleur d’épaule : quel niveau de vigilance ?

    5 questions pour mieux situer votre besoin d’accompagnement

    1/5

    Question 1 sur 5

    Votre douleur est-elle apparue après une chute ou un traumatisme ?

    À retenir sur le traitement naturel d’une tendinite de l’épaule

    Une tendinite de l’épaule ne se résume pas à un tendon “inflammé” qu’il faudrait simplement masser ou refroidir.

    La plupart du temps, l’amélioration passe par une meilleure compréhension des contraintes : gestes répétés, reprise trop rapide, sommeil perturbé, poste de travail, sport, tensions du cou et du haut du dos.

    Le traitement naturel, dans une formulation prudente, correspond donc à des réflexes de bon sens : adapter sans immobiliser, bouger sans forcer, reprendre progressivement, dormir dans une position moins irritante et consulter lorsque la douleur persiste ou inquiète.

    L’ostéopathie peut avoir une place dans cette démarche de soulagement et de confort, notamment lorsque l’épaule douloureuse s’accompagne de tensions cervicales, dorsales ou scapulaires. Des réflexes complémentaires sont détaillés dans l’article sur les solutions naturelles pour la tendinite d’épaule.

    Elle ne remplace pas le médecin, la kinésithérapie ou les examens lorsqu’ils sont nécessaires. Elle s’inscrit plutôt dans une approche globale, attentive au mouvement, au contexte de vie et aux limites de chaque situation.

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    Athina de Vogel Ostéopathe D.O. — CEESO Paris, RNCP niveau 7 Suresnes (92150) et alentours

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    Ostéopathe D.O. · Suresnes

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    Ostéopathe diplômée CEESO Paris · Méthode Renata França

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    Portrait d'Athina de Vogel

    Athina de Vogel Ostéopathe diplômée RPPS 10010145992

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